Coopération économique

Présentation générale de l’économie coréenne

Avec un PIB de 1304 milliards de dollars en 2013, la Corée du Sud est la 14ème économie mondiale. Son revenu par habitant (environ 26 000 dollars en 2013) la classe désormais parmi les pays les plus riches, dont son accession au statut privilégié de membre du G20 a marqué la consécration, après son adhésion à l’OCDE en 1996 et au Comité d’aide au développement en 2009. La Corée du Sud a connu une croissance moyenne de près de 4% par an au cours des dix dernières années, au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, tout en conservant des fondamentaux économiques équilibrés (chômage faible, excédent commercial).

Située à mi-chemin de la Chine et du Japon, la Corée est au cœur de la zone mondiale qui connaît la plus forte croissance. Cette proximité est un défi, mais elle offre également des opportunités dans le cadre d’une plus grande intégration économique régionale.

L’économie coréenne est parmi les plus ouvertes aux échanges extérieurs dans le monde. C’est pourquoi elle a été durement frappée par la crise de 2008 (avec une contraction de 4,5% du PIB au troisième trimestre) et en 2009 (croissance du PIB de 0,3% seulement). Bien qu’ayant profité du rapide rebond de la croissance en Asie, le pays souffre encore de l’absence d’une reprise économique mondiale, notamment parmi ses partenaires économiques principaux (Chine, Etats-Unis, Union européenne), dont elle reste très dépendante.

Dans ce contexte le taux de croissance annuel en 2012 était de 2,3%, avant de marquer une reprise à 3% en 2013. Les prévisions de croissance pour 2014, entre 3,5% et 4%, restent élevées par rapport à la moyenne de l’OCDE.

1. La Corée, un pays en pointe dans les secteurs de haute technologie

Le dynamisme de l’économie coréenne repose en grande partie sur l’effort consacré aux activités de recherche et développement (4,4% du PIB en 2012) dont les ¾ proviennent du privé.

La Corée est un poste d’observation privilégié en matière de technologies de l’information et de la communication. Elle est devenue en moins de 20 ans un leader mondial dans le secteur avec près de 50% du marché mondial dans le domaine des écrans à cristaux liquides et près du tiers dans la téléphonie mobile.

Les groupes coréens occupent une place croissante dans les grands contrats internationaux, notamment dans les infrastructures (transports, énergie) et l’ingénierie, malgré la concurrence grandissante de la Chine dans ses domaines de prédilection. Des partenariats avec ces groupes peuvent offrir des opportunités intéressantes pour les entreprises françaises qui disposent d’une expertise et de savoir-faire recherchés.

Encore très dépendante de sept filières majeures (automobile, chimie, construction navale, sidérurgie, électronique, construction et machines-outils), la Corée cherche aujourd’hui à projeter sa stratégie industrielle vers l’avenir.

Ayant largement mis en avant le paradigme de « croissance verte » sur la période 2009-2013, la Corée semble dorénavant privilégier le concept « d’économie créative » dans son développement industriel. Cela se concrétise notamment par la mise en place d’un environnement institutionnel, réglementaire et technologique favorable à l’innovation et à la prise de risque, ainsi que par des mesures en faveur de l’accès des PME et ETI à l’exportation.

Quatre grandes familles ont ainsi été identifiées, déclinées en quatorze filières industrielles : les systèmes complexes, l’énergie, les matériaux et composants, et l’industrie créative. D’ici dix à douze ans, le gouvernement estime que ces filières pourraient représenter un marché cumulé de plus de 5 600 Mds USD.

2. La Corée, un pays qui s’est fortement restructuré ces dix dernières années

La Corée a ouvert son économie aux investisseurs étrangers financiers, mais également industriels.

Les investisseurs financiers étrangers détiennent un tiers de la capitalisation boursière de Séoul (KRX). En juillet 2014, la capitalisation du marché coréen des actions est de 1337 milliards d’USD, plaçant la Corée du Sud au quatrième rang des marchés asiatiques derrière le Japon, la Chine et l’Inde.

Les flux d’investissements directs étrangers (IDE), libéralisés après la crise de 1997, ont été soutenus en provenance de l’Union européenne. En 2013, l’Union européenne est le premier investisseur étranger, avec 33% du stock d’IDE en Corée, devant les Etats-Unis (24%) et le Japon (16%). l’UE représente 33% des flux d’IDE entrant en Corée en 2013, et la France est quant à elle passée du rang de quatrième investisseur européen pour 2012 à celui de deuxième en 2013.

La Corée du Sud a multiplié depuis 2004 les négociations d’accords de libre-échange avec ses principaux partenaires commerciaux, la Présidente Park poursuivant la politique initiée en 2003 (« FTA Road Map »). Neuf accords sont entrés en vigueur à ce jour, couvrant 48 pays, dont un avec l’Union européenne (entré en vigueur en 2011) et un avec les Etats-Unis (entré en vigueur en 2012). Trois autres accords ont été conclus (Colombie, Australie, Canada) et six sont en cours de négociation, en particulier avec la Chine.

La Corée cherche également à développer son secteur des services, qui souffre d’une productivité largement inférieure au secteur manufacturier. Le plan d’économie créative a ainsi été complété d’un volet « services » avec la mise en avant en 2014 de sept services prioritaires : santé, tourisme, contenus/divertissements, éducation, finance, logistique et logiciels.

Enfin, la Corée s’est efforcée d’améliorer la gouvernance de ses entreprises, par l’assainissement du tissu économique, notamment au niveau de la structure des grands groupes coréens (les chaebols). A la suite de la crise asiatique, certains groupes ont éclaté (Daewoo, Hyundai) ou se sont restructurés (LG, Samsung), pour repartir sur des bases financières et de management plus solides. Aujourd’hui les trois grands chaebols que sont Samsung, Hyundai et LG dominent le paysage économique coréen et se sont fortement internationalisés ; d’autres grands groupes ont émergé et occupent à présent une place de choix dans leurs secteurs respectifs, comme SK, Doosan, etc.

La Corée présente un profil économique très favorable pour ses partenaires : elle est notée A2 par la Coface pour ce qui concerne le risque pays.

Dernière modification : 25/09/2014

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