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Coopération économique

Avec un PIB de 1116 milliards de dollars en 2011, la Corée du Sud est la 15ème économie mondiale. Son revenu par habitant (environ 24 000 dollars en 2011) la classe désormais parmi les pays les plus riches, dont son accession au statut privilégié de membre du G20 a marqué la consécration, après son adhésion à l’OCDE en 1996. La Corée du sud a connu une croissance moyenne de près de 5% par an au cours des dix dernières années, soit la meilleure performance des pays de l’OCDE, tout en conservant des fondamentaux économiques équilibrés.

Située à mi-chemin de la Chine et du Japon, la Corée est au cœur de la zone mondiale qui connaît la plus forte croissance. Cette proximité est un défi, mais elle offre également des opportunités dans le cadre d’une plus grande intégration économique régionale.

L’économie coréenne est parmi les plus ouvertes aux échanges extérieurs dans le monde. C’est pourquoi elle a été durement frappée par la crise de 2008 (avec une contraction de 4,5% du PIB au troisième trimestre) et en 2009 (croissance du PIB de 0,3% seulement). Cependant elle a profité directement du rebond de la croissance en Asie et son PIB a enregistré une croissance de 6% en 2010. Le pays est à présent sorti de la phase de rebond, et souffre de l’absence d’une reprise économique mondiale. Les effets de sa dépendance vis-à-vis de ses partenaires économiques principaux (Chine, Etats-Unis, Union européenne) se sont fait sentir à partir de septembre 2011, via les canaux commerciaux et financiers. Dans ce contexte de détérioration économique mondiale, le taux de croissance annuel en 2011 a ralenti à 3,6%. Les prévisions pour 2012 ont été largement revues à la baisse au cours de l’année et elles s’établissent en novembre 2012 à 2,5% (FMI).

1. La Corée, un pays en pointe dans les secteurs de haute technologie

Le dynamisme de l’économie coréenne repose en grande partie sur l’effort consacré aux activités de recherche et développement (3% du PIB) dont les ¾ proviennent du privé.

La Corée est un poste d’observation privilégié en matière de technologies de l’information et de la communication. Elle est devenue en moins de 20 ans un leader mondial dans le secteur avec près de 50% du marché mondial dans le domaine des écrans à cristaux liquides et près du tiers dans la téléphonie mobile. De nombreux secteurs sont définis comme prioritaires par le gouvernement comme la robotique, les semi-conducteurs de nouvelle génération, la domotique, les contenus et logiciels numériques, les écrans de nouvelle génération (technologies LED et O-LED), etc.

Le pays cherche également à développer la compétitivité de ses entreprises dans les secteurs du développement durable, en visant à la fois le développement de nouvelles technologies et l’amélioration des technologies existantes. Cet objectif bénéficie d’un soutien important de l’Etat, de 36 Mds USD pour la période 2009-2013. Les pouvoirs publics ont ainsi doublé les dépenses publiques de RD dans les technologies vertes, de 1,3 Mds USD en 2008 à 3 Mds USD en 2013. La part des technologies vertes dans les dépenses publiques de RD passerait ainsi de 13% en 2008 à 20% en 2013. Les secteurs ciblés dans ce domaine concernent notamment les énergies renouvelables (électricité photovoltaïque et éolienne), les véhicules électriques, les transports urbains, les techniques du bâtiment et de la construction.

Les groupes coréens occupent une place croissance dans les grands contrats internationaux, notamment dans les infrastructures (transports, énergie) et l’ingénierie. Des partenariats avec ces groupes peuvent offrir des opportunités intéressantes pour les entreprises françaises qui disposent d’une expertise et de savoir-faire recherchés.

2. La Corée, un pays qui s’est fortement restructuré ces dix dernières années

La Corée a ouvert son économie aux investisseurs étrangers financiers, mais également industriels.

Les investisseurs financiers étrangers détiennent un tiers de la capitalisation boursière de Séoul (KOSPI). Fin 2011, la capitalisation du marché coréen des actions (KOSPI) avoisine les 1000 milliards d’USD, plaçant la Corée du Sud au quatrième rang des marchés asiatiques derrière le Japon, la Chine et l’Inde.

Les flux d’investissements directs étrangers (IDE), libéralisés après la crise de 1997, ont été soutenus en provenance de l’Union européenne. En 2011, l’Union européenne est le premier investisseur étranger, avec 37% du stock d’IDE en Corée, devant les Etats-Unis (17%) et le Japon (17%). Depuis l’ouverture du pays aux investisseurs étrangers, les entreprises européennes ont investi plus de 64 Mds USD, contre 46 Mds USD pour les américaines. La crise financière a eu un impact relativement modéré sur l’investissement direct en Corée, en baisse de seulement 2% en 2009 par rapport à 2008. Après un fort rebond en 2010 (+14%), le stock d’IDE en Corée en 2011 a progressé de 5%.

La Corée du Sud a multiplié depuis 2004 les négociations d’accords de libre échange avec ses principaux partenaires commerciaux, le Président Lee poursuivant la politique initiée en 2003 par son prédécesseur (« FTA Road Map »). La Corée dispose en 2012 de huit accords de libre-échange en vigueur dont un avec l’Union européenne (entré en vigueur en 2011) et un avec les Etats-Unis (entré en vigueur en 2012). Deux autres accords ont été conclus (Turquie et Colombie) en 2012 et entreront en vigueur en 2013. Huit autres accords sont en cours de négociation et plusieurs autres sont en préparation.

La Corée s’est efforcée d’améliorer la gouvernance de ses entreprises, par l’assainissement du tissu économique, notamment au niveau de la structure des grands groupes coréens (les chaebols). A la suite de la crise asiatique, certains groupes ont éclaté (Daewoo, Hyundai) ou se sont restructurés (LG, Samsung), pour repartir sur des bases financières et de management plus solides. Aujourd’hui les trois grands chaebols que sont Samsung, Hyundai et LG dominent le paysage économique coréen et se sont fortement internationalisés ; d’autres grands groupes ont émergé et occupent à présent une place de choix dans leurs secteurs respectifs, comme SK, Doosan, etc. La Corée présente un profil économique très favorable pour ses partenaires : elle est notée A2 par la Coface pour ce qui concerne le risque pays.


publié le 12 novembre 2012

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