Au cœur du Grand Lyon : N°8, Mars 2012

Au cœur du Grand Lyon : Lyon Confluence, un projet urbain unique à la porte de l’Europe

Cube Confluence - JPEG A la jonction du Rhône et de la Saône, la presqu’île de la Confluence fait l’objet d’un des plus importants projets urbains de centre-ville d’Europe.

L’enjeu est la transformation d’un territoire longtemps consacré à l’industrie pour en faire l’un des nouveaux pôles du Grand Lyon. Ce projet de renouvellement sans précédent permet de doubler la superficie du centre lyonnais et de renforcer le statut de la Ville comme métropole mondiale.

Située à proximité de la Suisse, de l’Allemagne, de l’Italie, lieu de passage vers l’Espagne, l’agglomération lyonnaise occupe une place privilégiée à l’intersection de l’Europe du Nord et de l’Europe du Sud. De par sa position au carrefour des grands axes d’échanges européens, Lyon se trouve au cœur d’un réseau ferroviaire, autoroutier, aérien et fluvial très dense. Le train à grande vitesse (TGV) relie Lyon à Paris en moins de deux heures, Bruxelles en 3 h 40. Le réseau autoroutier dessert des pôles d’activité de première importance. Francfort, Barcelone, Genève, Bruxelles sont reliés par un tissu ininterrompu d’autoroutes de qualité. L’aéroport Lyon-Saint Exupéry assure la destination d’une centaine de villes, dont plus de 70 à l’international. Dans le domaine fluvial, le port Edouard Herriot, véritable lieu de transit et de distribution des marchandises, accueille aujourd’hui 70 entreprises.

Lyon Confluence, l’un des plus grands projets urbains de centre-ville en Europe, apparaît comme le plus ambitieux de tous, en ce début de siècle. D’une superficie de 150 hectares, le territoire dédié au projet au sud de la presqu’île lyonnaise s’inscrit dans le concept des grandes reconversions de friches industrielles d’envergure internationale opérées dans des villes fluviales. Un projet gigantesque qui peut se comparer à la reconversion des docks de Londres ou de Hambourg.

Né de la volonté du Conseil régional Rhône-Alpes et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie (ADEME) de l’inscrire dans un « programme d’investissements d’avenir » visant à produire des bâtiments et îlots à énergie positive, ce projet de réhabilitation consiste non pas à faire table rase de l’existant mais à faire avec l’existant pour lui redonner vie. Quartier d’affaires, mais également quartier à vivre, ce site constitue un espace unique où se marient habitat, commerces, bureaux, musées, centres de loisirs, université… Sa situation géographique privilégiée, en liaison avec l’Europe et le reste du monde, attire décideurs, promoteurs et investisseurs du monde entier, qui se pressent pour visiter les lieux.

Lauréat, en 2004, du programme européen Concerto - destiné, dans le cadre du protocole de Kyoto, à accélérer la mise en œuvre de l’éco-construction alliant haute qualité environnementale et recours aux énergies renouvelables -, plus quatre millions d’euros de subventions ont été alloués, via ce programme, par la Commission européenne. Un partenariat a ainsi été conclu entre le NEDO (équivalent japonais de l’ADEME) et le Grand Lyon pour améliorer les performances énergétiques de la Confluence, notamment sur la place nautique (projet Hikari pour l’îlôt P). Nominé éco-quartier par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, Lyon Confluence est désormais le premier quartier de France bénéficiant du label de l’organisation de conservation internationale World Wildlife Fund.

Ce chantier gigantesque est le prototype parfait des chantiers nouvelle génération ; après la première phase du projet Confluence (2003-2015), la seconde phase de l’aménagement doit voir le jour entre 2010 et 2025. Elle est menée selon le scénario des architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron, associés au paysagiste français Michel Desvignes. Herzog et de Meuron sont parmi les meilleurs au monde. Ils entretiennent depuis toujours un rapport étroit avec l’art contemporain. Ce sont eux qui ont réalisé le Stade national de Pékin pour les Jeux Olympiques de 2008. A Londres, ils ont transformé une centrale électrique désaffectée en un musée d’art moderne très populaire, la Tate Modern.

Des experts internationaux œuvrant dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme sont engagés dans le processus de mutation de la presqu’île. On peut notamment citer les Néerlandais de MVRDV, les Autrichiens de Coop Himmelbau, les Franco-Britanniques Jacob et Mac Farlane, l’Italien Massimiliano Fuksas, le Japonais Kengo Kuma, les Français Christian de Portzamparc, Odile Decq, Manuelle Gautrand et Jean-Michel Wilmotte.

La diversité architecturale du site se traduit par la créativité des concepteurs sélectionnés, reconnus à l’échelle mondiale. Certaines constructions attirent l’attention, tel le Cube Orange, inventé par les architectes Dominique Jacob et Brendam Mac Farlane. Ou l’impressionnant siège de la Région, dessiné par Christian de Porzamparc. Non loin de là, l’ancien pavillon des Douanes fait cohabiter des galeries d’art et un restaurant franco-japonais, à l’architecture intérieure unique.

« Cette rencontre entre les hommes, les énergies et les idées qui caractérise la Confluence incarne une promesse d’harmonie et de qualité de vie pour tous et symbolise le renouveau de l’agglomération lyonnaise, métropole européenne en constante mutation », indique Gérard Colomb, sénateur-maire de Lyon et président du Grand Lyon.

Annik Bianchini


Site Internet
www.lyon-confluence.fr : Lyon Confluence

Dernière modification : 07/03/2012

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